Raisin d’Amérique

Famille : Phytolaccaceae

Nom latin : Phytolacca americana

Caractères botaniques :

C’est une espèce de plante grande et vigoureuse (jusqu’à 3 m), à tiges rougeâtres, grandes feuilles et fleurs blanchâtres en grappes érigées, retombant au fur et à mesure que les fruits mûrissent.

Les fleurs ont (en général) 10 étamines et 10 carpelles.

Les baies charnues, noires, ridées à maturité, qui résultent de la coalescence des carpelles à maturité.

Caractères culturaux :

La plante pousse dans les secteurs boisés humides (ripisylves), sur les sols riches en friche ou acide (Landes de Gascogne). La jeune plantule développe rapidement une vigoureuse racine napiforme. En hiver, elle disparaît complètement, pour reparaître vers avril-mai depuis une imposante souche.

Cette plante entraîne une baisse de la richesse floristique (elle concurrence et élimine la flore autochtone environnante, sauf la ronce et la fougère )

Usages médicinaux :

Si la toxicité des baies est en principe avérée (mais faible) en raison de leur teneur en saponines, celle des feuilles est sujet à controverse. La plante est en fait suffisamment toxique pour provoquer la mort chez des gastéropodes, la dinde, le mouton, le porc, la vache, le cheval et l’homme .

Les baies n’ont pas d’action toxique sur tous les oiseaux : les grives en sont friandes. Les oiseaux contribuent ainsi à la dissémination des graines.

Les usages médicinaux de la Phytolacca decandra, hérités des indiens d’Amérique du Nord, sont variés. En effet la racine en usage interne (sous forme de teinture) serait prescrite, à faible dose, pour soigner diverses infections des voies respiratoires, les angines, l’arthrite et les rhumatismes. En usage externe, sous forme d’onguent ou de cataplasme, la phytolaque pourrait soigner certains problèmes dermatologiques tels les mycoses, l’acné, ou encore la gale. Enfin on lui prête des propriétés anti-inflammatoires, antivirales ainsi que mitogènes. Cependant son usage reste délicat, la phytolaque étant toxique. Son utilisation est à proscrire en automédication.

Le Dr Aklilu Lemma de l’Université Hailé Sélassié d’Addis-Abeba, a découvert que les baies du raisin d’Amérique fournissent une substance efficace dans la lutte contre la bilharziose. Ces baies ont à la fois des propriétés détergentes et sont toxiques pour les mollusques hôtes de Schistosoma mansoni.

 

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