Noyer

Famille : Juglandacées

Nom latin : Juglans regia L.

Caractères botaniques :

Les Juglans sont des arbres de grande taille, à feuilles caduques, glabres, alternes, imparipennées avec des folioles aromatiques de saveur amère et astringente, à branches très ramifiées, à la cime large et touffue. Ce sont des plantes monoïques à sexes séparés, à pollinisation anémophile.

Les fleurs petites verdâtres sont unisexuées.

Les fleurs mâles (staminées) sont groupées en épis ou chatons allongés, elles comptent jusqu’à 36 étamines.

Les fleurs femelles (pistillées) sont réunies par groupes de 2 à 4, elles ont un stigmate bilobé.

Les fruits sont généralement des drupes indéhiscentes, à endocarpe sclérifié, contenant une seule graine à cotylédons développés et riches en matière grasse, le fruit qui pousse sur l’arbre est la noix

Symbolique :

Le noyer empêche la croissance de plantes qui poussent dans son voisinage : la pluie emporte avec elle un composé, le juglon, secrété par le noyer qui s’oxyde une fois au sol. Cette substance, présente dans les feuilles et l’écorce, inhibe la germination des graines et perturbe la croissance des autres plantes. Cet effet d’inhibition de la rhizosphère est peut-être à l’origine de la superstition populaire qui dit que se coucher sous un noyer est dangereux (risque d’être visité par le Diable, l’odeur forte du noyer étant jadis réputée provoquer des nausées, céphalées). Dans la même optique, Olivier de Serres rapproche nux du verbe latin nocere, « nuire », il est recommandé par exemple ne pas tailler des statues de la vierge dans son tronc ; refuge pour les sorcières, les bancs de brume matinale entourant les noyers sont interprétés comme les dessous abandonnés par ces sorcières.

Jacques Brosse rapproche le nom en grec ancien du noyer (karya), des Kères, divinités infernales. Dans la mythologie grecque, Karya était la plus jeune des filles du roi Dion, métamorphosée par Dionysos en noyer. Il existait à l’époque pélasgique une divinité nommée Kar, ou Ker, qui donna son nom à la Carie, et qui devint ensuite Artémis Karyatis.

Ces superstitions n’empêchent pas le monde médiéval d’utiliser tous les produits du noyer : bois en ébénisterie ou pour fabriquer les meilleurs sabots, brou de noix comme colorant pour fabriquer des encres brunes ou comme teinture du bois, des étoffes et des cuirs, écorce, feuilles dépuratives, antiscrofuleuses et antituberculeuses, huile de noix vermifuge.

 

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