Navet

Famille : Brassicacées

Nom latin : Brassica rapa var.rapa

Usage principal : consommation

Caractères botaniques :

Type : bisannuelle : elle fleurit après avoir passé un hiver dehors.

Fleurs : fleurs jaunes mellifères dont les inflorescences peuvent atteindre un mètre de hauteur.

Fruit : silique.

Feuilles : entières, oblongues.

Racine : une seule principale pouvant atteindre 35 cm de longueur. Petites racines secondaires qui doivent être réduites au possible pour obtenir une bonne qualité.

Graines : les graines sont dans les siliques : 15 à 20 graines. Assez petites, lisses et brunes.

Ethnobotanique :

La taxinomie du navet fut longtemps confuse, ce qui engendre également une absence d’information sur les lieux d’origines et les époques de domestication.

En France, il n’y a pas de doute sur son utilisation au Moyen Âge. Il est toutefois peu cité et peu représenté. C’est surtout au XIVe siècle qu’on le retrouve sous l’appellation « viande du pauvre ».

Olivier de Serres comme La Quintinie ne travaillèrent dessus ni l’un ni l’autre. Ce sont les maraîchers parisiens qui entreprirent à la fin du XVIIIe siècle la culture du navet sous couche. Ceci accéléra le rythme de culture sur un cycle de 50 à 60 jours.

Il faudra attendre la fin du XIXé siècle pour avoir des variétés à feuillages plus réduits car le port important semblait nuire aux cultures voisines.

Caractères culturaux :

Ecologie : sol léger et climat tempéré dans l’idéal.

Culture : semez sur couche en janvier-février ou semez clair de mars à juin. La levée s’effectue en 4 à 5 jours.
Arrosez quotidiennement.

Espacement : lignes distantes de 15 à 20 cm.

Récolte : 2 mois après le semis.

Conservation et durée germinative des graines : la durée germinative est de 4 à 5 ans.

Usages médicinaux :

Propriétés : antioxydant et reminéralisant.

Le navet cru est une source de cuivre. En tant que constituant de plusieurs enzymes, le cuivre est nécessaire à la formation de l’hémoglobine et du collagène (protéine servant à la structure et à la réparation des tissus) dans l’organisme. Plusieurs enzymes contenant du cuivre contribuent également à la défense du corps contre les radicaux libres.(1)

(1)http://www.passeportsante.net

Sources :

Guide Clause, Traité des travaux du jardinage, 1965, Brétigny sur Orge.

Michel Pitrat et Claude Foury, Histoires de légumes des origines à l’orée du XXIe siècle.Inra, 2003.

Desirée Bois, Les plantes alimentaires chez tous les peuples et à travers les âges, 1927, Paris.

 

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