Narcisse des prés

Famille : Amaryllidacées

Nom latin : Narcissus pseudonarcissus L.

Caractères botaniques :

Racine et tige

Ce narcisse est une plante herbacée qui est vivace grâce à un bulbe ovoïde.

La tige est glabre. Elle est assez aplatie, deux angles sont visibles le long de la hampe. La plante fait généralement entre 20 et 40 cm de haut.

Les feuilles

Les feuilles sont plates et assez charnues. Leurs extrémités sont arrondies. Elles sont toutes linéaires, larges de 4 à 15 mm. Elles dépassent parfois la tige en longueur. Elles sont regroupées par 2, 3, 4 ou 5, toujours à la base de la plante. Elles sont de couleur bleu-vert.

La plante est assez polymorphe. Selon l’éclairage, le terrain, elle aura une touffe de feuilles plus ou moins dense, la fleur sera érigée plus ou moins haut.

La fleur

La fleur jaune, qui ressemble à celle de la jonquille, est grande et mesure de 4 à 6 cm de diamètre ; elle entoure une couronne cylindrique crénelée de 2 cm de long. Chaque fleur, de couleur jaune, est solitaire au sommet d’une tige nue. La fleur sort d’une spathe membraneuse régulière, penchée, à tube soudée à l’ovaire, formée de six divisions soudées à leur base. Il se trouve parfois des échantillons à fleurs doubles, à étamines transformées en pièces florales. Sa floraison commence et se termine généralement au mois d’avril mais elle peut commencer dès le mois de janvier et se finir au mois de mai. La durée de vie de cette fleur est de deux ou trois semaines1.

Une fleur est composée de 3 pétales et 3 sépales pétaloïdes, soient 6 tépales. Ceux-ci sont surmontés d’une paracorolle qui prend la forme d’un tube central évasé. Cet entonnoir a le contour dentelé ou lobé. Les 6 tépales sont soudés sur la moitié de leur longueur puis se déploient en étoile autour du tube central. Chaque pièce du périanthe, c’est-à-dire les tépales et le tube, ont même longueur : entre 15 et 25 mm. Les 6 tépales sont d’un jaune plus pâle que le tube central. La bractée à la base de chaque fleur est de surcroît d’un jaune encore plus pâle. Enfin au cœur de la paracorolle, 6 courtes étamines attachées sont visibles. Le mince style et son stigmate sont assez réduits. Les fleurs sentent plus ou moins. L’odeur à effet narcotique est entêtante, même si on ne s’en rend compte qu’après coup.

Le fruit

L’ovaire à maturation donne un fruit capsulaire à trois loges contenant les graines. La capsule est un peu trigone et charnue. La dissémination est barochore : les graines tombent au pied de la plante.

Caractères culturaux :

Le narcisse jaune apparaît souvent en colonies printanières importantes, dans les prés et les forêts. Comme beaucoup de narcisses, il est fréquemment appelé à tort « jonquille », nom vernaculaire de Narcissus jonquilla qui pousse en région méditerranéenne.

Sa répartition en Europe est très hétérogène : il peut être très commun par endroits et très rare en d’autres. On considère relativement commun ce narcisse dans presque toute la France jusqu’à 2 000 m d’altitude.

Les narcisses vosgiens, appelés localement jonquilles, sont très abondants des chaumes aux prairies grasses, en particulier sur le versant occidental. Certains secteurs alsaciens, telles les ruines du Hollandsbourg depuis le XVIe siècle, sont renommés pour l’exceptionnelle densité de narcisses jaunes. L’espèce en outre-Rhin est par comparaison quasiment absente.

On rencontre le narcisse jaune autant dans les prairies que les forêts, dans les taillis et les bords des chemins. Il est très cultivé dans les jardins, après introduction de bulbes sauvages. Il est alors adventice et peut rester assez longtemps si le terrain est assez humide. La floraison a lieu de mars à mai (elle dépend de la zone géographique et de l’écotype local).

Usages médicinaux :

Les propriétés émétiques du bulbe ont été signalées par les grands médecins antiques, parmi lesquels Pline l’Ancien, Dioscoride et Galienn. L’usage en faisait aussi un purgatif extrêmement violent.

Depuis les temps modernes, aucune utilisation interne n’est recommandée. Les fleurs possèdent des propriétés antispasmodiques. Elles étaient utilisée en thérapie comme calmants et sédatifs. On les emploie traditionnellement et à dosage strict dans certains occasions contre l’asthme et diverses affections nerveuses, également contre la coqueluche.

 

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