Gaude

Famille : Résédacées

Nom latin : Reseda luteola L.

Caractères botaniques :

Le réséda des teinturiers ou réséda jaunâtre (Reseda luteola L) est une plante herbacée bisannuelle de la famille des Résédacées, assez commune en Europe occidentale et méridionale, qui fut cultivée autrefois comme plante tinctoriale. Toute la plante contient des matières colorantes de la famille des flavonoïdes (couleur jaune).

Plante bisannuelle, persistant parfois plusieurs années, de 50 à 1,50 m de haut (ou plus).

Racine de type pivotant.

Feuilles allongées entières.

Fleurs jaune verdâtre, à trois pétales, groupées en grappes allongées.

Caractères culturaux :

Habitat type : friches vivaces mésoxérophiles, médioeuropéennes

Aire de répartition : circumboréal

Cette plante est originaire du pourtour du bassin méditerranéen et d’Asie occidentale. On la trouve notamment en Égypte et en Libye, dans la péninsule Ibérique, l’Italie et les Balkans, ainsi qu’au Moyen-Orient de la Turquie à l’Iran, ainsi qu’au Pakistan.

Autrefois cultivée en France (Languedoc-Roussillon, alentours de Paris, nord des Hauts de Seine), en Allemagne et en Grande-Bretagne, elle s’y est parfois naturalisée, il en reste quelques pieds çà et là. Mais ils restent rares.

Usages culinaires :

On appelle également « Gaude » (ou « gaude de maïs ») une bouillie faite avec de la farine de maïs torréfié, ce qui donne à cette farine la couleur brune à jaune du genêt d’Espagne (qu’on appelait aussi anciennement « Gaude »). En Franche Comté, on la cuit avec du lait, ajout de beurre et sucre. Elle est utilisée aussi par les pécheurs pour appâter les poissons.

Usages tinctoriaux :

La gaude contient un principe colorant qui est le lutéolol (ou lutéoline) isolé pour la première fois par le chimiste français Chevreul. Elle produit une teinte jaune très solide, considérée comme la meilleure des teintures jaunes naturelles. Toute la partie aérienne est utilisée à cet effet (tiges, feuilles notamment).

Cette plante porte aussi le nom d’« herbe des juifs » car c’est l’une des plantes utilisée, du XIIIe au XVIIIe siècle, par les juifs du Comtat Venaissin (qui était alors un domaine pontifical) pour teindre en jaune les chapeaux qu’ils étaient obligés de porter comme signe distinctif.

 

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