Douce-amère

Famille : Solanacées

Nom latin : Solanum dulcamara L.

Caractères botaniques :

Les tiges ligneuses de la Morelle douce-amère peuvent atteindre jusqu’à 3 mètres et demi de longueur et s’élever au-dessus du sol avec l’aide d’un support, ses rameaux volubiles lui permettant de s’agripper aux arbres et arbustes de son entourage. La floraison s’étendant sur une longue période, il arrive de pouvoir observer sur un même plant des fleurs violettes aux étamines jaunes et, selon leur degré de maturité, de jeunes fruits allant du vert à l’orange et au rouge. Ceux-ci sont toxiques mais le niveau de toxicité peut s’atténuer avec la fin de la saison, ce qui permet à certains volatiles de se nourrir des derniers fruits encore accrochés l’hiver venu.

Caractères culturaux :

Haies, bois clairs, pierrailles, bords des ruisseaux, la douce-amère aime les lieux humides mais ensoleillés. Elle fréquente aussi des stations plus sèches comme rudérale. En d’autres termes, c’est une espèce héliophile et de demi-ombre, hygrophile à mésohygrophile, nitrophile. Son amplitude altitudinale va de 0 à 1700m.

Plante très commune dans toute la France, mentionnée en Europe dès le XIIIème siècle.

Mise en garde :

L’ingestion des baies provoquerait douleurs abdominales, vomissements et céphalées. Le fruit vert est très riche en alcaloïdes (solasodine, soladulcidine… jusqu’à plus de 0,5 % du poids sec) qui disparaîtraient en grande partie lors de la maturation, ce qui expliquerait le fait que les intoxications graves sont rares. La présence de saponines a également été signalée. De nombreux ouvrages ( surtout anciens) considèrent les baies comme très dangereuses. D’après des enquêtes récentes auprès des CAP (Bruneton 2001), ces baies sont toxiques, mais moins dangereuses qu’on ne le dit généralement ( sauf quand elles sont vertes)

Usages médicinaux :

Ces usages sont très anciens.

On utilise principalement la tige.

Les tiges émondées sont tronçonnées en fragments de 5cm et fendues par le milieu. Séchées, elles ne doivent pas être conservées plus d’un an.

C’est un dépuratif renommé.

La douce-amère aurait aussi une action contraceptive chez la femme, associée à une action emménagogue en empêchant l’ovulation.

 

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