Basilic

Famille : Lamiacées

Nom latin : Basilicum occinum

 

Caractères botaniques :

Un plant mesure de 20 à 60 cm de haut, possède des feuilles ovales-lancéolées, atteignant 2 à 3 cm. Les feuilles sont vert pâle à vert foncé, parfois pourpre violet chez certaines variétés.

Les tiges dressées, ramifiées, ont une section carrée comme beaucoup de labiées. Elles ont tendance à devenir ligneuses et touffues.

Les fleurs, bilabiées, petites et blanches, ont la lèvre supérieure découpée en quatre lobes. Elles sont de petite taille et groupées en longs épis tubulaires, en forme de grappes allongées.

Les graines fines, oblongues, sont noires.

Caractères culturaux :

Le basilic est originaire d’Asie du Sud ou d’Afrique centrale. Il fut importé il y a au moins 4000 ans en Égypte5. D’Égypte, il fut importé à Rome, et plus généralement dans le sud de l’Europe5 au IIe siècle[réf. nécessaire]. Il n’aurait pas atteint l’Angleterre avant le XIVe siècle. Il arriva en Amérique avec les premiers émigrants5.

Actuellement, le basilic est donc très répandu à travers le monde. Il reste toutefois profondément ancré dans la culture asiatique et dans la gastronomie méditerranéenne.

En Asie, le basilic est considéré comme une plante vivace. Dans les climats plus doux, le basilic commun est une plante annuelle.

La culture du basilic nécessite un climat chaud et ensoleillé, méditerranéen ou tropical. Il peut aussi se cultiver en pays tempérés, soit en pots ou jardinières, ou en pleine terre moyennant quelques précautions lorsque la température descend en dessous de 10 °C.

Le basilic préfère un sol frais et bien drainé, une exposition abritée et cinq heures d’ensoleillement quotidien.

Il faut l’empêcher de monter en fleurs pour augmenter la production de feuilles, et donc pincer les extrémités des tiges quand les fleurs se forment. Juillet-août est la période propice pour la récolte de ses feuilles à des fins de congélation. Lorsque l’automne arrive et que la température finira par tuer le basilic, on peut laisser quelques fleurs terminer leur transformation en graine pour pouvoir les semer l’année suivante.

La multiplication se fait par semis au printemps, vers mars-avril. En climat tempéré, il faut le faire en serre ou dans des pots maintenus à une température de l’ordre de 20 °C. Le repiquage en pleine terre peut se faire lorsque le sol s’est suffisamment réchauffé et que les gelées ne sont plus à craindre, soit vers la fin mai, et lorsque le plant comporte au moins 4 à 6 feuilles pour qu’il soit moins sensible aux limaces.

On peut le cultiver à côté d’autres plantes qui bénéficieront de sa présence : près des choux, des courges, des haricots, entre les pieds de tomate. Dans ce dernier cas, il faudra éviter de le sulfater lorsqu’on sulfate les tomates, car le sulfate de cuivre (aussi appelé bouillie bordelaise, employé pour lutter contre le mildiou) tue les feuilles du basilic.

Usages culinaires :

Tomate et feuilles de basilic.

Les feuilles de basilic sont utilisées comme herbe aromatique. Elles s’utilisent de préférence crues car leur arôme s’atténue à la cuisson. Elles accompagnent les crudités (salades, tomates courgettes), les pâtes, les coquillages et les poissons, les œufs brouillés, le poulet, le lapin, le canard, les sauces (vinaigrettes, au citron, à l’huile d’olive).

La soupe au pistou est la recette de soupe traditionnelle de la Provence. C’est une soupe que l’on déguste principalement l’été. Pistou provient du latin pistare qui signifie « piler » car il est indispensable d’écraser les feuilles de basilic au mortier pour bien les incorporer à la préparation. Le mot pistou désigne donc la pommade qui accompagne cette soupe et non le plant de basilic.

Pesto (Ligurie): recette du nord-ouest de l’Italie. Pilé avec de l’huile d’olive, du pecorino (éventuellement du parmesan), des pignons et de l’ail, il donne une sauce onctueuse pour accompagner les pâtes.

Pistou (sud de la France) : c’est une recette proche du Pesto italien, mais qui se prépare sans les pignons, pour accompagner les soupes d’été de légumes et de haricots blancs, les pâtes, les beignets de courgette ou d’aubergine.

Comme huile essentielle pour les préparations de parfums et de liqueurs, la plante fraîche distillée donne une essence contenant de l’eucalyptol et de l’eugénol.

Usages médicinaux :

Huile essentielle

L’huile essentielle de basilic (Ocimum basilicum linalol) est produite par distillation à la vapeur d’eau des sommités fleuries de la plante. Il faut généralement 10 kg de basilic pour en obtenir 10 ml d’huile essentielle.

L’huile essentielle de basilic est réputée pour ses vertus antispasmodique, anti-infectieuse, calmante et relaxante.

Utilisation

Partie utilisée : feuilles et sommités fleuries

Propriété : Stomachique, carminatif, lactagogue, stupéfiant léger

Mode d’emploi : Infusion, poudre, essence, oenolé, cataplasme, vaporisation

Sédatif, antispasmodique des voies digestives, diurétique, antibactérien, contre l’indigestion et en tant que vermifuge. Il éloignerait les moustiques et c’est un remède contre l’héméralopie.

Le basilic possèderait aussi des vertus narcotiques.

Il entrait dans le processus de momification, car les Égyptiens lui découvrirent très tôt des propriétés antibactériennes et de conservation.

Symbolique et légendes :

En Népal et Inde, le basilic est une plante sacrée déposée en offrande à Krishna, un dieu sauveur du monde. Il est planté autour de temples et glissé entre les mains des défunts, il était censé les protéger dans leur passage vers l’au-delà5.

Durant l’Antiquité, il était considéré comme une plante royale.

Dans certaines régions d’Afrique, le basilic est utilisé pour conjurer le mauvais sort.

Dans l’Europe du Moyen Âge, le basilic faisait partie des plantes de la sorcellerie. Prise en tisane, elle aiderait les femmes au long de leur grossesse, puis dans l’accouchement et augmenterait leur lactation.

Dans le Décaméron, Boccace raconte qu’Élisabeth, une de ses héroïnes, enterra la tête de son amant dans un pot de basilic arrosé de ses larmes.

Dans le langage des fleurs de l’Europe du XIXe siècle, il exprime la haine car selon la légende la plante poussait mieux si elle était injuriée en la cultivant. Aussi, l’expression française « semer le basilic » signifie « semer la discorde »

Sources :

  • © Wikipédia
  • Agence Chapa