Arnica

Famille : Astéracées

Nom latin : Arnica montana L.

Caractères botaniques :

Type : Plante vivace couverte de courts poils glanduleux.

Hauteur : 20 à 60 cm

Floraison : De mai à juillet.

Fleurs : La fleur est un capitule de grande taille (6 à 8,5 cm), d’un jaune orangé, à odeur aromatique. Involucre de bractées ovales allongées, aigues à l’extrémité.

Fruit : Le fruit est muni d’une aigrette aussi longue que lui

Feuilles : Feuilles sessiles, entières, les basales oblongues lancéolées réunies en rosette, les caulinaires peu nombreuses sont opposées.

Bractées : Involucre de bractées ovales allongées, aigues à l’extrémité.

Tiges : Tige dressée, pas ou peu ramifiée.

Ethnobotanique :

Quand un chanceux survivait à une avalanche, il était souvent en

état de choc et frigorifié. Pâle comme un linge, on lui administrait

une tisane d’arnica par petites gorgées. Mais attention, dès que le

malade reprenait une couleur rosée il fallait arrêter

immédiatement au risque de le tuer !

Les montagnards différenciaient parfois l’arnica des autres

composées en mâchant les capitules qui ont un goût très fort et amer.

Caractères culturaux :

Récolte : Ouvrez-en quelques-uns en deux pour observer une éventuelle larve de parasite dans le coeur du capitule. Si c’est le cas, nettoyez-les et réservez-les pour les préparations alcooliques.

Usages culinaires :

Utilisations :

Externe

Cutanéo-muqueux : ecchymoses, coups, bosses, traumatismes mais sans plaie uniquement, phlébite superficielle.

Articulaire : arthrose, rhumatismes, entorse.

Musculaire : courbature.

Usages médicinaux :

Parties récoltées : Capitule (en début de floraison pour éviter qu’il ne graine au séchage).

Propriétés : Vulnéraire, anti-inflammatoire, résolutif des coups, antiseptique. Autrefois utilisée pour son action sur le coeur et le foie mais abandonnée aujourd’hui en raison de sa toxicité.

Précautions et règles d’utilisation : L’arnica est toxique par voie interne. Ne pas utiliser en cas de blessure ouverte ou si la peau est lésée. La teinture mère peut provoquer des irritations, surtout à l’état pur. Risque d’allergie aux asteraceae.

Recettes : Créme contre les coups

Faire fondre au bain-marie 8 g de cire d’abeille et 30g d’huile de millepertuis.

Retirez du feu et ajouter 15 g d’alcoolature d’arnica.

Remuez jusqu’à consistance de crème.

Placer dans un pot à pommade. Se conserve 1 an environ.

A employer sur les coups, bosses, traumatismes.

A partir de 3 ans en raison de la présence d’alcool.

 

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  • Agence Chapa